Après une année 2005 très difficile, la Scuderia Ferrari retrouve les avant-postes avec la 248 F1.

Le virage situé entre les saisons 2004 et 2005 a été compliqué à négocier pour Ferrari, notamment en raison du nouveau règlement interdisant les changements de pneus en course. Le Cheval Cabré redresse bien vite la barre grâce à la 248 F1 qui n'est pourtant qu'une évolution de la F2005.

Le changement de nomenclature met en avant la nouvelle ère V8 de la Formule 1 : 24 pour la capacité moteur en décilitres, 8 pour le nombre de cylindres. Aérodynamiquement, la voiture diffère de la précédente sur quelques points, notamment l'aileron avant qui dispose de deux plans et de deux ailettes reliées au museau. Les pontons sont plus arrondis que sur la F2005 et les rétroviseurs sont directement montés sur ceux-ci, afin d'améliorer l'écoulement de l'air.

Dès le premier Grand Prix de la saison, à Bahreïn, les Ferrari montrent leur potentiel. Michael Schumacher s'offre la pole position devant son nouvel équipier, Felipe Massa. Si c'est finalement la Renault de Fernando Alonso qui triomphe en course, Schumacher prouve qu'il faut compter sur lui en 2006.

Sur les deux courses suivantes, les démons de 2005 reviennent hanter la Scuderia avec un manque de rythme et surtout des problèmes techniques. Des changements de moteurs en Malaisie contraignent les deux pilotes à être pénalisés sur la grille. Et en Australie, la course de Schumacher se termine dans le mur.

Le Grand Prix de Saint-Marin, disputé à Imola en Italie, permet à Ferrari de revenir au niveau de Renault, comme le montre le succès de l'Allemand devant Fernando Alonso. Les deux pilotes nous offrent de nouveau un duel sensationnel après celui de 2005 sur cette même piste.

Galerie: Ferrari 248 F1

Schumacher enchaîne avec une nouvelle victoire au Grand Prix d'Europe, théâtre du premier podium de Felipe Massa en catégorie reine. La 248 F1 continue de montrer un gain de rythme à chaque course et le Grand Prix des États-Unis à Indianapolis marque un tournant dans la saison 2006.

Michael Schumacher y signe une nouvelle victoire, devant Massa. Le septuple Champion du monde ne s'arrête pas là puisqu'il remporte les deux courses suivantes, en France et en Allemagne. Schumacher n'en finit plus de se rapprocher d'Alonso, en tête du classement général.

Justement, l'Allemand prend les commandes du Championnat du monde après une victoire au Grand Prix de Chine, la 91e et dernière de son illustre carrière. Malheureusement, alors qu'il est lancé vers un 92e succès au Japon, le moteur de sa 248 F1 lâche, redonnant la tête du championnat à Alonso qui part chercher un deuxième titre mondial au Brésil.

Massa contribue fortement à la très belle moisson de Ferrari en fin d'année, remportant les Grands Prix de Turquie et du Brésil. Au total, la 248 F1 gagne neuf des 18 courses de l'année, dont sept uniquement sur la deuxième moitié de saison ! Ferrari termine au deuxième rang du classement Constructeurs, cinq petits points derrière Renault...

Ferrari 248 F1

Longueur 4,545 mètres
Largeur 1,796 mètres
Hauteur 959 centimètres
Poids 600 kg (pilote inclus)
Motorisation V8 à 90°, 2398 cm³
Puissance entre 730 et 785 ch à 19 000 tr/min
Transmission Boîte de vitesses semi-automatique séquentielle à commande hydraulique