La Formule 1 est une discipline automobile mondialement connue et très ancienne : cela fait plus de 70 ans que les monoplaces roulent chaque années sur les circuits du monde pour remporter les prestigieux Grands Prix. Mais saviez-vous que la F1 a failli disparaître au bout de quelques années d'existence ?

Après deux titres remportés par Giuseppe Farina et Juan Manuel Fangio, Alfa Romeo quitte la discipline, fin 1951. Une décision qui inquiète la Commission Sportive Internationale (CSI), ancien organisme gérant les grandes compétitions. La CSI redoute un dépeuplement des grilles dès 1952, mettant à mal la survie d'une Formule vieille de quatre ans seulement.

Ainsi, dans le but d'attirer un nombre important de compétiteurs, la Formule 1 adopte pendant deux ans la règlementation technique de la division inférieure, la Formule 2. La cylindrée maximale autorisée passe de 4500 cm3 à 2000 cm3 pour les atmosphériques et à peine 500 cm3 pour les moteurs suralimentés.

Déjà auteur de l'excellente Ferrari 375 de 1951, Aurelio Lampredi se charge de la conception du modèle 500, basé sur les règles de la Formule 2, qui se révèlera encore plus compétitif que son prédécesseur en Grand Prix.

Grâce à l'agilité du redoutable moteur quatre cylindres italien, les pilotes de la Ferrari 500 s'adjugent toutes les pole positions et toutes les victoires de la saison 1952, hors 500 Miles d'Indianapolis. Avec six succès, Alberto Ascari est sacré Champion du monde.

Toutefois, l'année 1953 est nettement plus disputée. Juan Manuel Fangio effectue son retour sur les circuits au sein de l'équipe officielle Maserati. L'Argentin signe deux pole positions et une victoire surprise en Italie, acquise dans le dernier virage du dernier tour. Mais la maestria de Fangio ne permet pas de mettre à mal la domination écrasante de Ferrari. Ascari remporte une seconde couronne mondiale, la dernière d'un pilote Ferrari avant 1958. 

À la fin de l'année, la CSI revient à une vraie réglementation F1 et la Ferrari 500 tire sa révérence. Les 14 victoires en 15 Grands Prix témoignent des performances hors norme de cette monoplace et en font l'une des voitures les plus dominatrices de l'Histoire du championnat.

Palmarès

15 Grands Prix

13 pole positions

12 meilleurs tours en course

33 podiums

14 victoires

2 championnats pilotes

Galerie: Ferrari 500 (1952-1953)

Fiche technique

Châssis Tubes d'acier
Suspension avant Roues indépendantes avec quadrilatères transversaux
Suspension arrière Essieu De Dion
Moteur 1 985 cm3, environ 185 ch à 7 000 tr/min
Configuration du moteur 4 cylindres en ligne, 2 arbres à cames en tête
Boîte de vitesses Manuelle 4 rapports + marche arrière
Système de freinage Freins à tambour

Dimensions

Longueur 3988 mm
Largeur 1402 mm
Hauteur 1050 mm
Empattement 2160 mm
Voie avant 1270 mm
Voie arrière 1250 mm
Poids 560 kg