Les réactions de Sebastian Vettel au terme du Grand Prix du Portugal.

Les Grands Prix se suivent et se ressemblent pour Sebastian Vettel. Malgré la quatrième place de son équipier Charles Leclerc, le pilote Ferrari termine sa course au Portugal en dixième position.

Bien évidemment, il faut préciser que les places sur la grille de départ n'étaient pas les mêmes entre Leclerc et Vettel. Le Monégasque s'élançait depuis la deuxième ligne tandis que Vettel était englouti par le ventre mou du peloton et partait quinzième.

Mal qualifié et mal parti, la course de Vettel a eu des airs de supplice, certes récompensée d'une arrivée dans les points. Pour la première fois depuis le Grand Prix de Toscane, en septembre dernier, le pilote allemand inscrit un point au championnat du monde.

"Un seul point ne me fait pas plaisir. Je ne suis pas là pour ne marquer qu'un point", peste Vettel au micro de la chaîne allemande RTL. "Comme hier, j'ai eu d'énormes difficultés dans les premiers tours pour monter les pneus en température. J'ai dû me battre avec la voiture pendant toute la course, je perdais tout le temps de l'adhérence très soudainement et dans cette situation, c'est difficile d'être en confiance."

"La vitesse n'était pas là, je manquais de constance dans mes tours. Je ne sais pas si je devrais en dire plus, je ne préfère pas. J'ai tout essayé."

Scuderia Ferrari, Portimao

Cependant, Vettel aurait pu espérer un meilleur résultat après être revenu sur les talons des deux Renault d'Esteban Ocon et de Daniel Ricciardo en fin de course. En difficulté avec ses pneumatiques depuis les premiers tours, Vettel n'est pas parvenu à dépasser les voitures jaunes et a même manqué de partir en tête à queue !

"Les deux Renault se sont gênées parce qu'Esteban Ocon sortait des stands mais il permettait à Daniel [Ricciardo] de rester dans son aspiration donc je n'ai pas pu le dépasser", regrette Vettel. "Dans le cas contraire, j'aurais eu mes chances pour y parvenir. Je me suis fait peur quand une roue s'est bloquée et j'ai manqué de perdre le contrôle de la voiture en voulant me rapprocher. J'ai perdu du terrain et dans les derniers tours, j'étais trop loin des Renault."

Pour la 9e fois de la saison, Vettel termine la course derrière son équipier Leclerc. Une situation qui agace l'Allemand, celui-ci ne trouvant pas les raisons d'un tel écart de performance entre les deux SF1000.

"Je suis assez mitigé. D'un côté, je suis satisfait car je pense avoir bien piloté et avoir fait une bonne course. Mais c'est évident que l'autre voiture [la Ferrari de Charles Leclerc, ndlr] est bien plus rapide. Je ne sais pas dans quel domaine je perds autant de temps. Quelqu'un d'idiot ne trouvera jamais la réponse. Est-ce que je suis quelqu'un d'idiot ? J'en doute", ironise le quadruple champion du monde.

"Dans ce genre de situation, il arrive d'être chanceux et de pouvoir redresser la barre. Je n'y parviens pas ou alors avec énormément de difficulté. Dans l'autre garage, ça a l'air si facile. Bien sûr, je dois me concentrer sur moi-même mais c'est douloureux."