Les réactions des pilotes Alfa Romeo à l'issue du Grand Prix du Portugal.

Nouvelle désillusion pour Alfa Romeo. À Portimão, Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi quittent le circuit sans inscrire le moindre point. Pourtant, la course avait idéalement commencé pour le pilote finlandais.

Räikkönen était l'un des rares pilotes de la grille à s'élancer avec des pneumatiques tendres, une stratégie à contre-courant qui se révèle être payante. À l'extinction des feux, le pilote Alfa Romeo profite d'une mise en température plus rapide sur ses gommes pour surclasser ses adversaires. En l'espace d'une minute trente, Räikkönen double 10 voitures et passe de la 16e à la 6e position ! L'intéressé ne comprend toujours pas comment un tel écart de performance a pu se créer.

"Je ne pense pas que le départ en lui-même était très bon. J'ai perdu une place. Mais après ça, honnêtement, je me suis dit "mais qu'est-ce que les autres sont en train de faire ?"", révèle le champion du monde 2007.

Toutefois, l'avantage de Räikkönen ne fait pas long feu. Les hommes partant en pneus medium réussissent à faire fonctionner leurs gommes au bout de quelques minutes et le Finlandais entame alors son inexorable redescente vers le ventre mou du peloton. En fin de parcours, le pilote Alfa Romeo ne parvient pas à conserver sa 10e place face à Sebastian Vettel. Une nouvelle fois, Räikkönen achève sa course hors des points.

"J'ai eu deux bons premiers tours. Le rythme était acceptable pour le reste de la course mais nous avons eu des difficultés lors de l'arrêt au stand", poursuit-il. "Avec des pneus usés, Vettel m'a pris la 10e place. Nos efforts ont été vains, c'est vraiment dommage. Avec plus de vitesse, tout serait beaucoup plus simple."

Dans l'autre garage Alfa Romeo, Antonio Giovinazzi a également connu un Grand Prix difficile. Bien qu'il ait réussi à conserver la vie de ses pneumatiques pour s'immobiliser près de 20 tours après son équipier, l'Italien a été privé de radio. Giovinazzi a donc piloté "à l'instinct" du premier au dernier tour et termine 15e.

"Cette course m'a semblé durer des heures", se lamente Giovinazzi. "Et ne plus avoir de radio après le premier tour n'a pas arrangé les choses. Je n'avais plus aucun moyen de communiquer avec l'équipe. Les rafales de vent rendaient la voiture instable, elle avait un comportement différent selon les virages. C'était difficile de trouver le bon rythme. J'espère connaître un meilleur week-end à Imola. Je pense que nous avons de quoi faire un bon résultat, le circuit nous conviendra mieux."

Galerie: Antonio Giovinazzi