Malgré les beaux résultats récents de Charles Leclerc, la Scuderia Ferrari ne veut pas crier victoire.

Le contraste est frappant. Lors des épreuves de Spa-Francorchamps, Monza et Sotchi d'une part, sur des circuits faisant la part belle à la puissance moteur, les Ferrari ont été incapables de s'extirper de la Q2 ; en revanche, au Mugello, au Nürburgring et à Portimão, Charles Leclerc s'est qualifié dans le top 5 à chaque fois.

Le Monégasque a même marqué 30 points sur les quatre derniers Grands Prix, notamment grâce à une quatrième place de toute beauté au Portugal.

Cela semble marquer une claire amélioration de la SF1000, même par rapport au Mugello, où les Ferrari s'étaient classées huitième et dixième en course après de nombreux abandons. Le directeur d'équipe Mattia Binotto, bien qu'encouragé, préfère être prudent quant aux causes de ce regain de forme.

"La voiture a légèrement progressé, mais ce n'est pas le jour et la nuit", estime Binotto. "La bataille est si serrée en milieu de tableau que deux dixièmes peuvent contribuer à rester derrière ou à être devant."

"Je pense que notre rythme de course au Mugello était très mauvais par rapport aux qualifs. Je vois que le rythme de course est meilleur [au Portugal], mais il y a de nombreuses raisons à cela, et pas seulement les évolutions. En tout cas, je pense qu'il sera très important pour nous, lors des courses à venir, de prouver que les évolutions nous apportent une partie de la performance vue ici ou que c'est spécifique à Portimão."

Le son de cloche est similaire du côté de Leclerc : "Il est probable que certaines caractéristiques des dernières pistes aient un peu favorisé notre voiture et nous aident aidés. C'étaient de petits pas à chaque fois, mais toujours des petits pas en avant. Mais cela n'explique pas notre gain des deux dernières courses. Cela ne dépend pas que de ça." Le pilote Ferrari est en tout cas remonté à la cinquième place du championnat des pilotes, cinq points derrière Daniel Ricciardo et une petite unité devant Sergio Pérez.