Grand Prix à oublier pour le pilote allemand.

Cet après-midi, Sebastian Vettel n'aura pas été en mesure de capitaliser sur les nombreux abandons et les deux neutralisations du Grand Prix d'Émilie-Romagne de Formule 1. Sur le circuit d'Imola, le quadruple champion du monde partait treizième mais ne termine qu'en douzième position, hors des points.

Une fois encore, la combativité de Vettel n'est pas récompensée. Mal qualifié, le pilote Ferrari s'est rattrapé en course en parvenant à préserver ses gommes pendant 40 tours. Une arrivée dans les points était même envisageable sans un énorme cafouillage de la part de son équipe.

Lorsque l'Allemand s'est arrêté au stand, au 40e tour, les mécaniciens de la Scuderia ont dû faire face à deux écrous récalcitrants. Les roues avant droite et arrière gauche auront demandé une immobilisation de plus de 13 secondes pour être serrées. Lorsqu'il quitte enfin la voie des stands, Vettel est renvoyé au fond du classement, ses efforts réduits à néant.

"Nous sommes partis avec les medium. C'était le meilleure décision à prendre car ils fonctionnaient à merveille, même après plusieurs tours", indique le pilote Ferrari. "Aujourd'hui, le rythme était bon lors du premier relais. Ensuite, nous avons perdu du temps lors de l'arrêt au stand, ce qui est dommage. Nous avons essayé de refaire notre retard avec le pneu tendre en fin de course mais c'était très difficile de gagner des positions dans ce petit train."

"Ce n'est certainement pas le résultat que nous souhaitions et ce n'est certainement pas le résultat que nous méritions aujourd'hui", poursuit-il. "Je me sentais à l'aise dans la voiture même s'il existe encore un sérieux problème de comportement au moment des qualifications."

Vettel et Ferrari ont désormais le regard tourné vers le prochain Grand Prix, dans deux semaines, en Turquie. Selon le quadruple champion du monde, la clé pour de meilleurs résultats réside dans la séance qualificative. À l'heure actuelle, il lui est impossible de performer en s'élançant aussi loin sur la grille de départ.

"Nous devons encore patienter, continuer de s'améliorer progressivement comme c'est le cas depuis quelques temps", précise le pilote portant le numéro 5. "Aujourd'hui, nous avons manqué la Q3 pour deux dixièmes seulement. Si nous pouvons nous élancer depuis une position plus haute sur la grille, les prochaines courses pourront nous offrir de meilleurs résultats."

S'il y a bien un problème majeur à gérer lors des départs dans le ventre mou du peloton, ce sont les contacts avec d'autres voitures. Du haut de sa treizième position sur la grille de départ, Vettel n'y a pas échappé en Émilie-Romagne. L'Allemand s'est accroché avec Kevin Magnussen lors du premier tour et a perdu une dérive aérodynamique, celle-ci ayant terminé sa course sous le plancher de la Mercedes de Valtteri Bottas !