Malgré des livraisons et un chiffre d'affaires en baisse, Ferrari a vu son bénéfice net augmenter.

Au troisième trimestre de cette année, la firme de Maranello a vu son bénéfice net progresser d'environ 1 %, à 171 millions d'euros. Un chiffre supérieur aux attentes, et le constructeur vise désormais la partie haute de ses prévisions pour 2020, une année impactée par la crise sanitaire.

Comme tous les constructeurs, tous les voyants ne sont pas au vert, mais Ferrari résiste plutôt bien à la crise. Durant ce trimestre, le chiffre d'affaires a diminué de 3 % à 888 millions d'euros, "un score moins bien qu'anticipé (895 millions)", a précisé Ferrari, le mardi 3 novembre 2020, dans un communiqué.

Les livraisons de voitures ont diminué de 6,5 % par rapport à l'an passé sur la même période, avec 2313 véhicules mis en circulation. La chute a été marquée en Amérique (- 34,7 %) et dans la région Chine-Hong Kong-Taïwan (- 25,2 %). Dans le sens inverse, l'Europe a connu une hausse des livraisons de 12,7 %. Les revenus provenant de la vente de voitures ont baissée de 2,6 % et ceux liés à la sponsorisation et à la marque de 30,9 %, principalement en raison de la réduction des compétitions en Formule 1 et de la moindre fréquentation de ses magasins et musées.

Alors que le groupe avait encore revu à la baisse début août ses prévisions pour 2020, après l'avoir déjà fait début mai en raison de l'impact de la crise, il a indiqué viser désormais la partie haute de la fourchette alors prévue, à condition que ses activités de production ne soient pas de nouveau affectées par de nouvelles mesures de confinement.

Ferrari se fixe désormais pour objectif un chiffre d'affaires supérieur à 3,4 milliards d'euros et un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement ajusté à 1,125 milliard d'euros. Sur les neuf premiers mois de l'année, Ferrari a vu ses revenus diminuer de 16 %, à 2,39 milliards d'euros, et son bénéfice net de 35 %, à 346 millions d'euros.