Les V8 et V12 continueront de chanter.

Un à un, les constructeurs annoncent leur passage au tout électrique dans un avenir plus ou moins proche. Bentley est le dernier en date, le constructeur de Crew a annoncé via un communiqué de presse que tous ses modèles seront électriques d'ici 2030.  

Pour d'autres, l'électrification massive n'est pas à l'ordre du jour. C'est le cas de Ferrari qui ne veut pas devenir totalement électrique. En effet, lors d'une conférence téléphonique portant sur les résultats du troisième trimestre 2020, le patron de Ferrari Louis Camilleri n'est pas passé par quatre chemins pour répondre à une question posée par la banque américaine Morgan Stanley :

"Je ne vois vraiment pas Ferrari devenir 100% électrique et certainement pas de mon vivant. Elle ne le sera même pas à 50%."

Le passage à l'électrique pur est plus complexe pour Ferrari. Le constructeur a une image à préserver et une réputation à défendre. Il ne peut pas se contenter d'acheter des composants auprès de fournisseurs et de les assembler pour en faire un véhicule électrique. Une Ferrari se doit d'être une Ferrari, et c'est là toute la difficulté. 

Ceci dit, Ferrari ne tourne absolument pas le dos à l'électrique. Récemment, le cheval cabré a lancé la SF90 Stradale qui est motorisée par un V8 ainsi que trois moteurs électriques. La supercar est rechargeable, sa batterie de 7,9 kWh garantit une autonomie électrique d'environ 25 kilomètres. Par ailleurs, Ferrari développe une seconde motorisation hybride que nous découvrirons très prochainement. 

Il est à noter que malgré la pandémie de Covid-19 et la chute des ventes de Ferrari, les bénéfices avant intérêts, dépréciation et amortissement ont augmenté de 6,4% par rapport à l'an dernier. Les clients de Ferrari sont donc fidèles aux supercars thermiques et ne manifestent pas une envie particulière de passer à l'électrique.