Retour sur le Grand Prix de Turquie 2006 de Formule 1.

Afin de célébrer le retour du circuit d'Istanbul au calendrier, FerrariChat vous propose de revivre l'édition 2006 du Grand Prix de Turquie de Formule 1. Une course mémorable pour les tifosis et les fans brésiliens... Instant flashback !

Le Grand Prix de Turquie marque le quatorzième rendez-vous de la saison 2006 et également le retour des vacances d'été. Le circuit est encore tout jeune, ce n'est que sa deuxième édition en catégorie reine, mais les pilotes ont d'ores et déjà adopté Istanbul. Le virage 8, quatre gauches à la suite, est un défi à lui seul !

Au classement général, Fernando Alonso compte 10 points d'avance sur Michael Schumacher. Le pilote allemand surfe sur une bonne vague. Depuis le mois de juillet, il totalise trois victoires contre zéro pour son rival. L'écart est plus resserré chez les Constructeurs, Renault ayant 7 points d'avance seulement sur Ferrari.

En Turquie, la Scuderia et Schumacher confirment leur forme du moment en dominant les trois séances qualificatives. Cependant, la pole position n'est pas signée par le Baron rouge mais par son équipier, le jeune Felipe Massa. Il s'agit de la première pole du Brésilien en Formule 1.

Le lendemain, jour de la course, Alonso prend une meilleur impulsion que ses deux adversaires en rouge. L'Espagnol se retrouve toutefois coincé entre Schumacher et Massa à l'approche du premier virage et doit légèrement lever le pied.

Le ralentissement d'Alonso surprend son équipier, Giancarlo Fisichella. L'Italien part en tête à queue en essayant d'éviter l'accident et sème la panique au sein du peloton : les Toyota de Ralf Schumacher et Jarno Trulli se percutent, Takuma Sato crève un pneu et Kimi Räikkönen est télescopé par une autre monoplace.

La cohue du départ ne provoque pas la sortie de la voiture de sécurité malgré la présence de nombreux débris sur le tarmac. Il faudra attendre le treizième tour et le tête à queue éliminatoire de Vitantonio Liuzzi pour que la voiture de sécurité pointe enfin le bout de son nez. 

En tête depuis l'extinction des feux, Massa a la priorité au stand. Ferrari tente un pari audacieux en demandant à ses deux pilotes de ravitailler lors du même tour. Schumacher doit patienter quelques secondes derrière son équipier avant d'effectuer son arrêt et perd sa deuxième place au profit d'Alonso.

Lorsque la course est relancée, seuls Massa, Alonso et Schumacher peuvent prétendre à la victoire sur le circuit d'Istanbul. Malgré l'inexpérience du pilote brésilien en tête d'un Grand Prix [Massa ne totalisait que 31 tours en tête avant le GP de Turquie 2006, ndlr], il résiste à la pression des deux champions du monde dans ses rétroviseurs et creuse l'écart.

Felipe Massa

Le dernier arrêt au stand du pilote Ferrari, au quarantième tour, ne sera qu'une formalité. Schumacher rallonge son relais de plusieurs tours, dans une tentative d'overcut sur Alonso, mais elle échoue. L'Allemand reste derrière la Renault au moment de quitter la voie des stands.

Il ne reste plus que quinze tours à parcourir en Turquie. Massa file vers la victoire, Schumacher est collé aux basques d'Alonso. Tout comme lors du Grand Prix de Saint-Marin 2005, le septuple champion du monde harcèle son adversaire mais ne trouve pas le moyen de dépasser la Renault bleue et jaune. 81 millièmes de seconde séparent les deux hommes sous le drapeau à damier !

Devant eux, nous trouvons Felipe Massa. Après 67 tentatives, le Brésilien remporte son premier Grand Prix de Formule 1, un succès qui en appellera d'autres. Le successeur de Rubens Barrichello à Maranello retient ses larmes mais l'émotion se fait sentir lors de la conférence de presse ayant eu lieu après la course.

"C'est tout simplement fantastique. J'ai travaillé dur pendant toute ma carrière pour ce moment. C'est incroyable, c'est un rêve qui devient réalité."

Felipe Massa