Le message a le mérite d'être clair !

Il n'aura manqué que quelques mètres pour que Charles Leclerc signe un résultat exceptionnel lors du Grand Prix de Turquie de Formule 1. Qualifié 14e, le Monégasque a cravaché sur le circuit d'Istanbul pour remonter jusqu'en deuxième position dans le dernier tour de course.

Mais un freinage mal négocié a envoyé Leclerc hors de la piste, permettant à Sergio Pérez et Sebastian Vettel de s'infiltrer à l'intérieur. Le Champion 2017 de Formule 2 franchit la ligne d'arrivée à la quatrième place.

Encore chargé en adrénaline, Leclerc a explosé de rage dans une communication radio avec son stand. L'ambiance était électrique entre le pilote et Xavier Marcos Padros, son ingénieur de course. Mattia Binotto a même dû intervenir pour éteindre l'incendie dans le cockpit de la Ferrari SF1000 !

Voici la retranscription complète des messages échangés entre Leclerc et le stand Ferrari à l'arrivée du Grand Prix de Turquie :

  • Xavier Marcos Padros : 4e place, 4e place. Active le mode "slow". Tu as fait du bon travail.
  • Charles Leclerc : Non, j'ai fait de la merde ! J'ai fait de la merde !
  • X.M.P. : Tu as...
  • C.L. : J'ai fait de la merde ! C'est tout. J'ai déconné.
  • Mattia Binotto : Du calme, Charles. Ne pense pas au résultat et reste tranquille.
  • C.L. : Je suis un con ! Je suis un con !
  • X.M.P. : Coupe la radio et active le mode "slow".
  • C.L. : Je suis tellement désolé pour toute l'équipe. Je suis stupide, putain. C'est comme à Bakou [En 2019, le Monégasque avait eu un accident en Q2 alors qu'il était en mesure de signer la pole position, ndlr].
  • M.B. : Ça suffit, Charles, arrête. Ramène la voiture au stand.
  • C.L. : Oui, oui, la voiture va bien. J'aurais été encore plus bête si j'avais cassé la voiture avant le drapeau à damier.
  • C.L. : Maintenant que je me suis calmé, je tiens à féliciter Seb [Vettel], il le mérite. Ça n'a pas été facile pour lui cette saison. Même si je m'en veux terriblement, il a fait du bon travail et j'espère qu'il en est satisfait.
  • X.M.P. : Bien reçu. P0, P0.

La déception de Leclerc se ressentait encore lorsque le pilote monégasque est venu répondre aux questions des journalistes, dans le paddock du circuit turc.

"Je suis tellement en colère contre moi-même, je ne ressens que de la déception", lâche Leclerc au micro de Sky Sports. "Je ne peux pas me permettre de faire une erreur à trois virages du drapeau à damier. J'étais en train de me battre pour la deuxième place et finir hors du podium à cause de cette erreur est très dur à encaisser."