Les attentes des pilotes de la Scuderia Ferrari avant le coup d'envoi du Grand Prix de Bahreïn de Formule 1.

Ce week-end, la Formule 1 pose ses valises sur le circuit de Sakhir dans le cadre du Grand Prix de Bahreïn, quinzième manche de la saison 2020.

Pendant les deux prochaines semaines, le paddock bivouaquera sur l'île du Golfe Persique. Comme ce fut le cas en début de saison, deux courses seront disputées dans un même lieu, bien que les tracés empruntés à Bahreïn ne seront pas les mêmes. Ce week-end, la version "classique" sera utilisée.

Présent au calendrier F1 depuis 2004, le circuit de Sakhir met la mécanique à l'épreuve. Les freins sont très sollicités et les hautes températures peuvent causer des casses moteur. Et ça, les pilotes Ferrari le savent bien !

Pour sa deuxième course chez les rouges, en 2019, un souci moteur avait privé Charles Leclerc de la victoire alors qu'il ne restait que quelques kilomètres à parcourir. Un an après, le Monégasque est de retour à Bahreïn et évoque un circuit "très inhabituel", aux conditions changeantes.

"J'ai quelques bons souvenirs de l'an dernier, même si j'aurais espéré un meilleur résultat", regrette le pilote Ferrari. "Le circuit de Bahreïn est très inhabituel. En raison de facteurs divers, les conditions de piste changent continuellement au fil du week-end. Lors des première séances, la piste est très sale à cause du sable qui l'entoure. Puis, peu à peu, le tarmac est nettoyé et sa nature abrasive font souffrir les pneumatiques."

"La luminosité et les températures changent également", indique le Monégasque. "En course, nous partons au crépuscule, sur une piste très chaude et avec le soleil proche de l'horizon. Mais plus la course avance, plus la température chute et il faut adapter son style de conduite en conséquence."

Également, Bahreïn n'a pas été tendre envers Sebastian Vettel. Bien que l'Allemand ait remporté l'épreuve à quatre reprises, dont deux avec Ferrari, Vettel a aussi fait face à de nombreuses désillusions. Par exemple, en 2016, le pilote Ferrari a dû abandonner avant même le départ de la course !

"Le circuit de Sakhir a toujours demandé un effort supplémentaire aux pilotes et aux voitures", note Vettel. "Les caractéristiques de ce circuit mettent l'accent sur la traction et les freins, qui subissent un stress important sur un tour. Les pilotes appellent ce type de tracé un "circuit stop-go" parce que l'on doit en permanence freiner et accélérer brutalement."

"Nous n'avons jamais roulé à Bahreïn aussi tard dans l'année mais cela ne changera rien au niveau des températures", poursuit le quadruple Champion du monde. "Nous avons vu que la voiture s'améliorait depuis les derniers Grands Prix et j'ai hâte de savoir à quel point nous serons compétitifs sur ce circuit."

Galerie: RÉTRO : La Scuderia Ferrari à Bahreïn