Le Grand Prix de Bahreïn de Formule 1 n'a pas été un grand cru pour les équipes italiennes. Tout comme Ferrari, Alfa Romeo a été l'auteure d'une performance décevante sur le circuit de Sakhir. Les monoplaces, pilotées par Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi terminent en queue de peloton, hors des points.

C'est une nouvelle désillusion pour le Quadrifoglio. Pour la onzième fois de l'année, aucune Alfa Romeo n'est classée dans le top 10. Après avoir exprimé leur soulagement de voir Romain Grosjean sortir indemne de son accident effrayant, Räikkönen et Giovinazzi sont revenus sur leur course.

Le pilote finlandais est le mieux classé des deux, malgré une monoplace blessée. Lors des deux départs donnés, Räikkönen a manqué de chance en endommageant à deux reprises le plancher de sa voiture, responsable d'une bonne partie de l'appui aérodynamique d'une Formule 1. En perte de vitesse, le Champion du monde 2007 se contente d'une anonyme 15e place.

"Malheureusement, ma course a été compromise très tôt, la voiture a été endommagée lors des deux départs", déplore Räikkönen. "Au premier départ, quelque chose a tapé le plancher. Au second départ, j'ai encore endommagé le plancher ainsi que l'aileron avant et cela a impacté la performance."

"La voiture était rapide dans les premiers tours suivant les arrêts au stand mais les dégâts ont fait baisser notre rythme", poursuit-il. "C'est dommage, j'avais de bonnes sensations en rejoignant la grille mais nous n'avons pas été en mesure d'exploiter tout le potentiel."

Spécialiste des départs, Antonio Giovinazzi a de nouveau réalisé un superbe envol jusqu'à l'interruption de la course suite à l'accident de Grosjean. Le crash du pilote Haas a provoqué un nouveau départ arrêté, toutefois celui-ci ne fut pas aussi fameux que le premier pour l'Italien. Englué dans le peloton, une mauvaise stratégie le relègue à la 16e place.

"J'avais pris un bon départ et j'avais gagné plusieurs positions avant le drapeau rouge. J'étais onzième mais j'ai été reclassé quatorzième pour le nouveau départ", explique Giovinazzi. "Le deuxième envol n'était pas aussi bon et après ça, j'ai trouvé mon rythme. Il était plutôt bon mais j'ai le sentiment que nos choix pris lors de la course ont été mauvais."

"Nous sommes restés avec les pneus durs et nous nous sommes arrêtés uniquement lorsque la dernière voiture de sécurité est rentrée sur la piste, cela nous a énormément coûté. Désormais, il est temps de nous concentrer sur la prochaine course en espérant que celle-ci se passe mieux."