Premières déclarations des pilotes Ferrari avant le coup d'envoi du Grand Prix de Sakhir de Formule 1.

Après le Grand Prix de Bahreïn, les pilotes de Formule 1 restent une semaine de plus sur l'île du Golfe afin de disputer le Grand Prix de Sakhir, seizième manche de la saison 2020.

Le week-end dernier, la course bahreïnie a été un calvaire pour les hommes de la Scuderia Ferrari. Charles Leclerc n'est pas parvenu à finir plus haut que la dixième position tandis que Sebastian Vettel, auteur d'un tête-à-queue spectaculaire à haute vitesse, a terminé hors de la zone des points.

Contrairement aux courses en Autriche et en Grande-Bretagne, la double confrontation de Bahreïn a lieu sur deux tracés différents. Et ce week-end, ce sera la version "extérieure" ultrarapide qui sera retenue. Une bonne partie du tracé de Sakhir est remplacée par deux courbes rapides et une chicane, abaissant le temps au tour en-dessous des 60 secondes. Selon Vettel, ce sera un casse-tête pour les pilotes et les ingénieurs afin de trouver les bons réglages sur les monoplaces.

"Avec la suppression de la section intérieure, du virage 4 au virage 13, et son remplacement par deux virages rapides et une chicane, la sensation au volant sera très différente", estime le pilote Ferrari. "Afin de correspondre à la nature rapide de ce circuit, nous devrons rouler avec le moins d'appui possible. Mais nous aurons les mêmes pneus que le week-end dernier donc ce sera difficile de trouver les bons réglages."

Autre source d'inquiétude, la longueur réduite du nouveau tracé pourrait créer un trafic dense, notamment lors des séances d'essais libres et en qualifications. Avant de prendre le volant de leur SF1000, Vettel comme Leclerc redoutent d'ores et déjà les embouteillages de Sakhir.

"Avec un tour aussi court, le trafic sera un problème et les sessions seront mouvementées", pense Vettel. "Les qualifications seront probablement beaucoup plus serrées. Peut-être que la nouvelle piste apportera des surprises dimanche, qui sait."

"Je pense que sur une piste comme celle-ci, la différence entre les voitures sera minime, notamment entre celles du milieu de grille", avance Leclerc. "Chaque millième pourrait faire la différence. La course fait plus de 87 tours, un nombre beaucoup plus élevé que d'habitude. Je serais curieux de voir l'évolution du trafic en qualifications et en course."