Le pilote Ferrari ne pensait pas que Grosjean s'en était sorti indemne.

Aux première loges, Charles Leclerc a été bouleversé par l'accident de Romain Grosjean, survenu dans le premier tour du Grand Prix de Bahreïn de Formule 1. 

Ce choc d'une force de plus de 50 g aura été suffisant pour que la Haas perce le rail de sécurité et se coupe en deux, faisant exploser le réservoir d'essence et les batteries de la monoplace américaine. Pris au piège, coincé d'un côté par le rail et de l'autre par les flammes, Grosjean a fourni un effort surhumain pour sortir seul de son épave, échappant ainsi au pire.

Leclerc a assisté à l'accident à deux reprises. Dans la ligne droite, le pilote Ferrari a vu le crash se produire dans ses rétroviseurs. Puis, en regagnant les garages, il a pu observer les gigantesques flammes se dégager au loin. Surpris par cette scène, les craintes du Monégasque se sont accentuées lorsque l'état de santé du Français était resté inconnu.

"Je vais être honnête, je n'avais pas beaucoup d'espoir [pour la survie de Grosjean] en regardant mes rétroviseurs", révèle le Monégasque dans un entretien exclusif avec BBC Sport. "J'étais très inquiet à la radio, j'ai immédiatement compris que c'était [un accident] grave et j'ai pensé au pire."

"Malheureusement, je n'ai eu aucune nouvelle jusqu'à mon retour dans les stands. J'ai enfin su qu'il s'en était sorti, j'avais du mal à y croire après avoir vu les flammes dans le virage 9."

Le pilote Ferrari a gardé contact avec Grosjean les jours suivants son accident. En revanche, il n'a pas tenu à se rendre dans la chambre d'hôpital du Français afin de lui permettre de se reposer en attendant un (probable) retour en piste lors du Grand Prix d'Abu Dhabi, clôture de la saison 2020.

"J'ai envoyé deux messages [à Grosjean]", indique Leclerc. "Je ne pense pas qu'il ait vu le premier parce qu'il a reçu des milliers d'autres messages. Il m'a répondu pour le second, probablement parce qu'il pouvait à nouveau écrire. J'avais vu sur les réseaux sociaux qu'on lui avait retiré ses bandages."

"Je ne suis pas allé le voir à l'hôpital parce qu'il y avait beaucoup de monde là-bas et je ne voulais pas le déranger."