Le pilote Ferrari revient sur sa séance qualificative.

Peu aidé par le manque de roulage en Essais Libres 2, Charles Leclerc a déjoué les pronostics en plaçant sa Ferrari sur la deuxième ligne du Grand Prix de Sakhir de Formule 1. Le Monégasque égale sa meilleure performance de l'année en qualifications avec une quatrième place.

Leclerc a délivré un tour s'approchant de la perfection sur sa seule tentative, en début de Q3. Ce tour était si exceptionnel que le pilote Ferrari a estimé qu'il ne pouvait pas le battre ! Ainsi, alors que les neuf autres pilotes participants à la Q3 se préparaient à en découdre lors des ultimes minutes des qualifications, Leclerc est sorti de sa SF1000, a détaché son casque et est parti à la pesée !

Un geste bien inspiré puisque personne n'a été en mesure de détrôner le pilote Ferrari de sa quatrième position. En interview, après les qualifications, ce dernier revient sur les raisons l'ayant poussé à n'effectuer qu'un seul tour lancé en début de Q3. 

"Je n'avais pas de nouveau train [de pneus]", révèle Leclerc. "J'ai décidé de partir plus tôt [des stands] au lieu d'attendre la fin de la séance pour deux raisons."

"Premièrement, je m'attendais à ce que le trafic sème la pagaille dans les dernières minutes. Deuxièmement, j'avais les idées claires, je voulais simplement prendre la piste et faire ce que j'avais à faire. Pour être honnête, je ne pense pas que j'aurais pu améliorer [mon temps] donc je suis extrêmement heureux."

Leclerc est revenu en détail sur son seul tour lancé effectué en Q3. Bien inspiré par ce qu'a pu accomplir Pierre Gasly, le pilote Ferrari a failli tout perdre dès le premier virage en repoussant au maximum son point de freinage puis en continuant à se battre avec sa SF1000 au fil du tour.

"Je n'aime pas dire que c'est un tour parfait parce que l'on peut toujours faire mieux", estime Leclerc. "Mais j'ai fait tout ce que je voulais faire. Je me suis fait peur parce que j'ai freiné très, très tard au premier virage mais j'ai quand même réussi à prendre la trajectoire. Je crois que j'ai dû contrebraquer dans le virage 4. Je me suis dit "oh mon Dieu, je ne sais pas si les pneus vont tenir jusqu'à la fin du tour"."

"J'ai énormément progressé au niveau de mon pilotage entre les Essais Libres 3 et les qualifications en utilisant toute la largeur de la piste et des vibreurs en entrée de virage grâce à la caméra embarquée de Pierre Gasly, alors merci Pierre !", lance-t-il. "J'ai eu du mal avec le dernier virage pendant toute la durée des qualifications. Mais j'ai finalement réussi à bien le prendre dans mon dernier tour."

Charles Leclerc

Bien que sa position sur la grille de départ soit très bonne, dans le sillage de la Mercedes de George Russell, Leclerc minimise les chances de Ferrari pour la course. Selon le Champion 2017 de Formule 2, sa machine n'est pas capable de prétendre à la quatrième place à la régulière. Le Grand Prix de Sakhir n'a pas encore commencé mais il s'apparente déjà à une course de défense pour le Monégasque.

"Nous nous sommes qualifiés plus haut que ce que nous aurions dû à plusieurs reprises cette saison", estime le pilote Ferrari. "Restons réalistes. Demain, ce sera une journée difficile. Je ne pense pas que nous serons aussi compétitifs qu'aujourd'hui. Nous ne sommes pas la quatrième voiture la plus rapide en piste. Attendons de voir mais je vais essayer de faire du mieux que je peux avec le matériel à disposition."