Le constructeur italien est en discussion avec les dirigeants de l'IndyCar.

Au début de l'année 2020, la Scuderia Ferrari a révélé qu'elle étudiait la possibilité d'intégrer prochainement le championnat nord-américain d'IndyCar en tant que motoriste.

Depuis plus de huit ans, Chevrolet et Honda sont les seules marques développant le moteur V6 biturbo de 2,2 L utilisé dans la discipline. Cependant, un changement dans la réglementation Technique est prévu en 2023 avec l'hybridation des unités de puissance. Comme l'expliquait en décembre Roger Penske, dirigeant de l'IndyCar, ce changement intéresse Ferrari, elle qui utilise déjà des systèmes hybrides en Formule 1.

"Attirer des constructeurs supplémentaires est une de nos stratégies-clés pour l'IndyCar", déclare Penske à Motorsport.com. "Nous continuons à avoir des discussions approfondies avec plusieurs compagnies qui sont toujours intéressées par la possibilité de rejoindre le sport. Ferrari est l'une de ces marques et nous continuons à avoir des échanges avec elle."

Ferrari n'a jamais couru en IndyCar mais a souvent flirté avec les États-Unis. En 1952, alors que les 500 Miles d'Indianapolis faisaient partie du calendrier de la Formule 1 et de l'AAA ("grand-père" de l'IndyCar), Ferrari a envoyé Alberto Ascari disputer l'épreuve au volant du châssis 375 modifié. Plus tard, en 1986, la firme italienne a développé le modèle 637 pour le CART comme moyen de pression sur les dirigeants de la Formule 1 afin que ceux-ci n'interdisent pas le moteur V12, cher à Ferrari.

Aujourd'hui, la Scuderia traverse une mauvaise passe en Formule 1. Afin de redresser la barre, le constructeur italien se concentre sur ses activités en catégorie reine et, bien qu'il délaisse momentanément l'IndyCar, le cheval cabré ne ferme pas la porte à une arrivée aux États-Unis "dans un avenir plus lointain".

"Nous avons discuté de nos projets avec la direction de l'IndyCar et avons décidé de ne pas les mettre en place dans un futur proche", explique Mattia Binotto, directeur d'équipe. "Pourquoi ? Parce que cela nécessite des investissements mais surtout parce que notre objectif principal reste notre performance en Formule 1. Nous devons nous concentrer là-dessus. Les discussions se poursuivront mais désormais, nous parlons d'un avenir plus lointain."