La première victoire de Vettel en rouge !

Suite au départ de Sebastian Vettel, une page se tourne à Maranello. En hommage, FerrariChat passe en revue les trois plus belles courses du pilote allemand au sein de la Scuderia Ferrari. À la première place de ce classement chronologique, nous retrouvons le Grand Prix de Malaisie 2015.

Lorsqu'il signe son nouveau contrat, à la fin de la saison 2014, Sebastian Vettel se voit confier la lourde tâche de ramener Ferrari vers le sommet de la Formule 1. L'écurie italienne court désespérément après un titre mondial, le dernier remontant à 2008, et la domination des Mercedes met en péril cet objectif.

Et que ce sera dur de les battre, ces Flèches d'Argent. En Australie, première manche de la saison 2015 et première course de Vettel pour le cheval cabré, le quadruple Champion du monde se qualifie à près d'une seconde et demie de la pole position de Lewis Hamilton ! Il parvient à terminer sur le podium en course mais l'écart de performance entre les deux machines est bien trop grand.

Une réponse de la part de Ferrari et de Vettel n'était pas attendue de sitôt pourtant elle est donnée dès le Grand Prix suivant, en Malaisie. En Essais Libres, Vettel est tout proche des Mercedes. Et même s'il manque la pole position pour un dixième de seconde, rien ne va arrêter le pilote Ferrari le dimanche.

À l'extinction des feux, Vettel surgit de son emplacement et contient l'attaque de Nico Rosberg, troisième. Dans les premiers tours de course, Hamilton n'est pas en mesure de s'échapper puis la voiture de sécurité entre en piste et fait basculer la course.

Marcus Ericsson a commis une erreur de pilotage et sa Sauber est coincée dans le bac à gravier, la direction de course décide de neutraliser les débats pour permettre aux commissaires d'intervenir. Mercedes en profite pour faire rentrer ses pilotes au stand. Seuls sept hommes restent en piste, dont Vettel. Est-ce le bon choix de la part des stratèges Ferrari ?

Sebastian Vettel

Lorsque la course est relancée, l'Allemand profite de sa position, la première, pour creuser l'écart sur ses adversaires directs, coincés dans le trafic. Au moment où Hamilton hérite de la deuxième place, Vettel a plus de dix secondes d'avance mais doit encore ravitailler.

Finalement, il entre dans la voie des stands au Tour 18, 14 boucles après les Mercedes. Reparti en troisième position, le pilote Ferrari bénéficie de gommes plus fraîches et entame une folle remontée. Rosberg est effacé au Tour 22, Hamilton au Tour 24 ! Ce dernier rentre immédiatement au stand après avoir été doublé pour faire un deuxième changement de pneus.

Ferrari prévoit d'effectuer deux arrêts seulement contre trois pour Mercedes. Vettel a donc l'avantage de la position en piste tandis que Hamilton aura des pneus plus performants en fin d'épreuve. Pourtant, ce n'est pas suffisant pour rattraper Vettel. Il franchit la ligne d'arrivée en première position avec plus de huit secondes d'avance !

Pour la première fois depuis le Grand Prix d'Espagne 2013, les cloches de Maranello se mettent à sonner. Vettel est accueilli à bras ouverts par les membres de la Scuderia en sortant de sa voiture et brandit fièrement l'étendard du cheval cabré : "Ferrari est de retour !", lui dit son ingénieur lors de la communication radio d'après course.

Sebastian Vettel
Sebastian Vettel

"Je me souviens, quand les portes se sont ouvertes à Maranello, c'était comme un rêve qui devenait réalité", lance Vettel en étant interrogé par Eddie Jordan sur le podium. "Je me souviens de la première fois où je suis allé à Maranello, j'étais un enfant observant Michael [Schumacher] à travers le grillage en train de piloter la Ferrari. Aujourd'hui je conduis cette même voiture rouge. C'est incroyable. La course était parfaite. Toute l'équipe a répondu présent, la stratégie était superbe, le rythme était superbe. Nous avons battu Mercedes à la régulière."

La suite de la saison sera moins souriante cependant. Vettel et Ferrari décrochent deux victoires supplémentaires en Hongrie et à Singapour, ainsi que de nombreux podiums, mais terminent derrière la machine à gagner Mercedes et ses pilotes aux classements généraux.