"Les gars, merci ! Vous allez me manquer."

Quatorzième. C'est à cette position décevante que Sebastian Vettel termine son aventure avec Ferrari, longue de six saisons. C'est une certitude, l'Allemand aurait espéré un bien meilleur résultat. Mais sur un circuit d'Abu Dhabi où la Scuderia a l'habitude de souffrir, il n'a rien pu faire pour sauver sa course d'adieu.

Le moment fort du Grand Prix de Vettel a eu lieu en toute fin de l'épreuve, après avoir franchi la ligne d'arrivée. Le pilote a profité d'une communication radio pour passer un dernier message en chanson, sur l'air d'Azzuro d'Adriano Celentano, une œuvre musicale très populaire en Italie.

"Vous êtes l'équipe rouge, les passionnés, vous n'abandonnerez jamais ! La route vers le paddock approche, j'ai aimé être à vos côtés. J'ai ressenti votre magie, quelle sensation extraordinaire. Les gars, merci ! Vous allez me manquer. Je vous salue tous à Maranello. Vous le méritez. Et maintenant, je vais presque vous dire adieu et je vous souhaite le meilleur. Je vous souhaite d'être heureux, encore et encore, et que tout aille bien. Merci !"

Une fois descendu de sa monoplace, Vettel est brièvement revenu sur sa course au micro de Sky Sports. "Je pense qu'il n'y a rien à retenir d'aujourd'hui, c'était une mauvaise course", commente-t-il. "L'intervention de la voiture de sécurité ne nous a pas aidés puisque nous étions alors les plus vulnérables sur notre long relais en pneus durs." 

Avant le départ de la course, les mécaniciens de la Scuderia ont formé une haie d'honneur à la sortie du garage pour applaudir Vettel sur le chemin de la grille. Un geste que l'Allemand a apprécié, alors qu'il prend désormais la direction de l'écurie Racing Point, qui sera renommée Aston Martin en 2021.

"Ce fut une journée émouvante avec les mécaniciens qui m'ont tous dit au revoir en allant vers la grille de départ. J'ai senti qu'il y avait une dynamique différente, je suis triste car ces gars-là vont me manquer mais je suis évidemment heureux d'embarquer dans une nouvelle aventure", conclut Vettel.