Derrière chaque sortie de grange, au-delà même de la voiture, il y a aussi les petites histoires qui vont avec et qui donnent encore plus de charme au modèle retrouvé. À l'occasion d'une vente aux enchères organisée par la maison Osenat à Fontainebleau, en Seine-et-Marne, le jeudi 17 décembre prochain, nous vous invitons à découvrir cette Ferrari 330 GT 2+2 venue du sud de la France.

Son histoire n'a rien de rocambolesque comme certaines autres voitures sorties de grange. Cette Ferrari n'a pas voyagé de pays en pays et n'est pas passée de main en main. Ce modèle a plutôt été négligé, par manque de temps notamment, par son dernier propriétaire, avant de tomber dans l'oubli.

Ferrari 330 GT 2+2

Son histoire a débuté au mois de juillet 1967, quand cette Ferrari 330 GT 2+2 est livrée à son propriétaire. Ce dernier s'en servira pratiquement comme une voiture de tous les jours, vadrouillant des puces de St-Ouen jusqu'aux stations de ski en hiver. Pendant sept ans, la voiture aura parcouru environ 40'000 kilomètres avant de rejoindre, pour un long moment, le sud de la France en 1974.

L'histoire raconte que son propriétaire, lassé de recevoir des amendes, aurait décidé de mettre sa voiture en sommeil dans un village proche de Montpellier. Le V12 Colombo 4,0 litres de 300 chevaux, dérivé de celui de la 330 TRI LM Spider victorieuse aux 24 Heures du Mans en 1962, restera donc endormi pendant de nombreuses années, même s'il y a eu un petit espoir au moment où la voiture fut cédée, à la courte paille, à l'un des deux fils de la famille. Malheureusement, l'heureux vainqueur, trop pris par sa carrière professionnelle, n'aura jamais le temps de s'en occuper.

Ferrari 330 GT 2+2

Ce modèle, sorti d'usine le 27 octobre 1966, était en quelque sorte la Ferrari familiale de l'époque. Comme vous pouvez le constater sur les photos, l'état n'est pas si mauvais pour une sortie de grange, d'autant plus que la voiture n'a pas bougé depuis quasiment cinq décennies. La peinture est écaillée à de nombreux endroits, le cuir n'est plus en très bon état, sans être catastrophique, tandis que le modèle est accompagné de diverses pièces, comme une paire d'échappements ANSA neufs ou encore le compteur d'origine en kilomètres, qui avait été remplacé par un modèle en miles.

Les mélomanes seront aussi ravis d'acquérir, en plus de la Ferrari, une collection de cassettes audio qui était empilée derrière le cendrier. Même s'il ne s'agit pas du modèle le plus prestigieux de Ferrari, cette 330 GT 2+2 est estimée entre 150'000 et 200'000 euros et devrait rapidement trouver un nouveau propriétaire dès la fin de la semaine.

Galerie: Ferrari 330 GT 2+2