Le pilote de Formule 2 découvrait la SF1000.

Le dernier test de la saison 2020 de Formule 1 s'est tenu hier, à Abu Dhabi. Sur le circuit de Yas Marina, Ferrari a fait rouler Antonio Fuoco ainsi que Robert Shwartzman dans le cadre de sa toute première expérience au volant de la SF1000.

La séance d'essais privés d'Abu Dhabi était réservée aux jeunes pilotes inexpérimentés - sauf quelques exceptions - Charles Leclerc et Sebastian Vettel n'étaient donc pas présents ce mardi. Après avoir piloté la Ferrari SF71H de 2018 à Fiorano il y a plusieurs mois, Shwartzman a découvert le modèle 2020.

Le programme chargé bouclé par le Russe, 129 tours au total, comprenait un premier relais de cinq tours afin de faire connaissance avec la monoplace puis une suite de longs relais au fil de la journée. Chaussés des pneus C4 puis C5 de Pirelli, les composés les plus tendres de la gamme du manufacturier italien, Shwartzman signe un meilleur temps personnel de 1:38.157, établi dans la dernière heure de la séance, ce qui lui vaut la 11e position du classement.

"C'est génial, c'est un rêve qui devient réalité !", lance Shwartzman. "Quand on est enfant et qu'on regarde Ferrari gagner, on se demande "quand viendra ce jour où je pourrais conduire cette voiture ?" C'est arrivé aujourd'hui et c'était vraiment agréable."

"J'ai l'impression que ce n'est que le début, je suis heureux d'avoir fait un pas en avant dans ma carrière", poursuit-il. "Ce n'était pas le jour le plus simple, je suis assez épuisé car j'avais beaucoup de nouvelles choses à gérer, beaucoup d'informations et beaucoup de tours en piste !"

"La nuque est un peu douloureuse à cause du freinage brusque mais à part ça, je me sens vraiment bien. C'est plus simple de piloter cette voiture que les Formule 2. J'ai bouclé le plus de tours aujourd'hui et chacun d'entre eux étaient vraiment cools", conclut Shwartzman.

Scuderia Ferrari

De l'autre côté du garage, Antonio Fuoco était chargé de comparer les données acquises depuis le simulateur à celles du circuit d'Abu Dhabi. Après des essais en Autriche en 2015 et en Espagne en 2016 et 2019, il s'agit du quatrième test mené par Fuoco chez Ferrari. L'Italien boucle 126 tours, son meilleur temps étant de 1:37.817, avec les pneus C5.

"Ce fut une très bonne journée et nous avons réussi à suivre notre programme en effectuant 126 tours, soit plus du double de la distance du Grand Prix. Avec l'équipe, nous avons rassemblé beaucoup de données à analyser qui seront utiles pour la saison prochaine", indique Fuoco.

"En tant que pilote de simulateur, il est très utile pour moi de pouvoir monter dans la vraie voiture de temps en temps afin de me refamiliariser avec ce que l'on ressent dans le cockpit. Nous avons pu travailler spécifiquement sur la corrélation entre les données de Maranello et de la SF1000 sur la piste."

"Enfin, je dois dire qu'à chaque fois où on me propose de monter dans une Ferrari, je suis vraiment enthousiaste. En tant qu'Italien, je suis très fier de faire partie de cette famille depuis huit ans et je remercie l'équipe de m'avoir choisi pour piloter la voiture."