Une année à oublier.

En 2020, et pour la première fois depuis 1980, la Scuderia Ferrari achève une campagne de Formule 1 en figurant au-delà de la cinquième place du classement Constructeurs. Retour sur l'une des pires saisons du cheval cabré.

Charles Leclerc et Sebastian Vettel avaient décroché plusieurs pole positions et plusieurs victoires en 2019, sans pour autant concurrencer Mercedes de la première à la dernière course. Une réponse était donc attendue de l'autre côté des Alpes, la Scuderia étant la seule équipe capable de rivaliser avec les Flèches d'Argent depuis quelques saisons.

Cependant, la désillusion est totale. Dès les premiers tours de roue de la SF1000, en essais privés, il est clair que la dernière née de l'atelier Ferrari sera encore moins compétitive que sa devancière. L'un des principaux points faibles de la monoplace se situe sous le capot moteur. Suite à l'intervention de la FIA l'an passé, le V6 italien a perdu de sa superbe et est désormais le pire moteur du plateau.

Sur la piste, la SF1000 est donc réglée pour compenser le manque de vitesse de pointe, ce qui rend son pilotage très délicat. Charles Leclerc parvient à dompter la bête avec un certain succès, en accrochant deux fois le podium sur les premiers Grands Prix. Mais pour Sebastian Vettel, la tâche est bien plus complexe. 

Au fil de la saison, Ferrari stagne tandis que ses adversaires progressent. De la troisième place, le constructeur italien chute à la sixième position au soir du Grand Prix d'Italie, un jour noir pour la Scuderia. Sur leurs terres, Vettel abandonne lorsque ses freins le lâchent et Leclerc perd le contrôle de sa monoplace, s'écrasant dans le mur de pneus de la Parabolica.

Ferrari SF1000

Ferrari se relève difficilement de cette prestation. Quelques points supplémentaires sont grapillés çà et là, jusqu'en Turquie, où la stratégie des Italiens permet aux deux pilotes d'inscrire 27 points sur le week-end et à Vettel de monter sur son dernier podium en rouge.

La saison 2020 de Ferrari se conclut dans l'anonymat le plus total : en trois courses, un seul point a été marqué alors qu'il était encore possible de battre Renault pour le compte de la cinquième place. Il fallait remonter à 1980 pour trouver la dernière saison où Ferrari ne figurait pas dans le top 5, désormais cette année est remplacée par 2020.

La stabilité des règles en catégorie reine ne va pas bouleverser le plateau l'an prochain, il sera donc très improbable de voir la Scuderia revenir aux avant-postes. En revanche, grâce à l'introduction d'une toute nouvelle unité de puissance, le score des 131 points de 2020 devrait facilement être amélioré.

Statistiques

  • 34 engagements
  • 17 Grands Prix
  • 0 victoire
  • 3 podiums (8,82%)
  • 0 pole position 
  • 0 meilleur tour en course
  • 131 points
  • 17 arrivées dans les points (50%)
  • 11 arrivées hors des points (32,35%)
  • 6 abandons (17,65%)
  • 8 941 kilomètres parcourus (8e meilleure performance)