L'écurie milanaise a évité la fermeture.

L'an passé, les premiers confinements liés à la pandémie de Covid-19 ont paralysé l'économie mondiale ainsi que le Championnat du monde de Formule 1. Pendant plusieurs mois, les moteurs sont restés silencieux jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au début du mois de juillet, plus de quatre mois après le début initial de la saison.

Durant cette période, les écuries ont été en proie à de grandes difficultés financières, si bien que la fermeture a été évitée de justesse pour plusieurs d'entre elles, dont Alfa Romeo. Et afin d'éviter la catastrophe, une réduction des dépenses et un report de l'introduction des nouvelles règles à 2022 ont été appliqués.

En répondant aux questions de Motorsport.com, Frédéric Vasseur a révélé que ces décisions ont permis à Alfa Romeo de survivre jusqu'à la reprise du Championnat.

"Il n'est jamais facile de prendre une décision parce que l'on a toujours peur de donner un avantage à un concurrent", explique le directeur d'équipe. "Nous étions dans une situation si difficile que nous avons dû [accepter une réduction des dépenses et un gel du développement du châssis]. Mais à ce moment-là, nous savions aussi que certaines équipes auraient pu s'y opposer."

"Lorsque l'on a l'impression de ne pas être dans le coup à Barcelone [pendant les essais hivernaux], alors il n'y a pas cette envie de geler le développement de la voiture pendant les 18 mois suivants. Heureusement qu'il y a eu cet accord car je ne suis pas sûr que nous aurions survécu."

La saison 2020 d'Alfa Romeo n'a pas été la plus brillante de l'histoire du constructeur milanais dans la discipline. L'écurie se classe huitième du classement général en ayant inscrit huit points. Mais si 2020 est une année à oublier pour Alfa sur le plan sportif, elle aura permis à la Formule 1 de vivre une "révolution" sur le plan politique, la pandémie obligeant les équipes à collaborer de manière étroite, comme le précise Vasseur.

"C'est aussi dans les moments difficiles que l'on peut voir la solidarité d'un groupe", poursuit le Français. "En quelques semaines, nous avons fait beaucoup plus qu'au cours des 10 dernières années avec la réduction des coûts, le changement de réglementation, la création d'un calendrier incroyable de 17 courses par la FOM et la capacité des équipes à passer d'un calendrier à un autre."

"Il s'est passé tant de choses en si peu de temps, c'était comme une révolution dans la mentalité de la Formule 1. Maintenant, il faut garder cet état d'esprit car nous devrons probablement faire face à de nouveaux problèmes à l'avenir. Et lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons améliorer la situation très rapidement."