Giuliano Alesi, Marcus Armstrong et Robert Shwartzman étaient au volant de la Ferrari SF71H.

Cette semaine, la Scuderia Ferrari permet à sept de ses pilotes de rouler à bord d'une monoplace de Formule 1. Lundi, l'écurie italienne a poursuivi la formation de trois membres de la Ferrari Driver Academy (FDA) via une journée d'essais à bord de la Ferrari SF71H de 2018, sur le circuit de Fiorano.

Bien que les températures furent très basses et que quelques flocons de neige se soient mêlés à la fête, le roulage a été ininterrompu. Le premier à prendre le volant était Giuliano Alesi, un peu plus de 30 ans après le premier essai de son père, Jean, avec la Scuderia. Et tout comme son père, le pilote français portait le numéro 28.

Pour sa première sortie en Formule 1, Alesi s'est montré très studieux, prenant ses marques dans des conditions de piste difficiles. 

"Je tiens à remercier Ferrari et la FDA pour cette fantastique opportunité aujourd'hui", commente Alesi. "Être dans le cockpit de la SF71H et conduire la voiture sur la piste avec mon père qui me regardait était incroyable. La voiture n'est pas trop difficile à conduire mais la puissance est surprenante, cela semble ne jamais s'arrêter. L'immédiateté et l'efficacité du freinage sont également impressionnantes."

En fin de matinée, Ferrari a procédé à un changement de pilote. Alesi a laissé son baquet à Marcus Armstrong. Le Néozélandais découvrait lui aussi la Formule 1 lors de cette journée et est devenu le deuxième représentant du pays d'Océanie à piloter une monoplace bâtie par Ferrari après Chris Amon, dans les années 1960.

"C'était évidemment un jour spécial et cela s'est passé exactement comme je l'aurais souhaité", se réjouit Armstrong. "Être au volant d'une Formule 1 pour la première fois est toujours quelque chose de magique et quand c'est une Ferrari, c'est vraiment inoubliable."

"Les gens disent toujours que c'est le freinage qui est le plus impressionnant, et c'était le cas, mais l'aérodynamique, la vitesse dans les virages, la direction, la puissance et les changements de rapport viennent tous d'une autre planète."

Galerie: La Ferrari Driver Academy à Fiorano (2021)

Et Robert Shwartzman, au coucher du soleil, était le dernier homme à prendre la piste. L'année dernière, le Russe avait piloté la SF71H lors du programme #RoadToF1, en compagnie de Mick Schumacher et Callum Ilott, et avait participé aux essais privés d'Abu Dhabi dans la SF1000.

"Piloter une Ferrari est toujours un privilège et je dois admettre que ce sentiment commençait à me manquer", révèle Shwartzman. "Aujourd'hui, avec l'équipe, nous avons travaillé sur un programme visant à améliorer ma capacité à fournir des informations aux ingénieurs. J'espère avoir fait du bon travail."

"C'était la meilleure façon possible de reprendre le volant", poursuit-il. "Je me suis vite senti à l'aise dans la voiture et avec l'équipe. Il est maintenant temps pour moi de me concentrer sur le championnat de Formule 2 avec l'équipe Prema."

Le roulage se poursuit aujourd'hui, mardi 26 janvier, avec Charles Leclerc au volant du SF71H, tandis que mercredi, Carlos Sainz fera ses débuts en piste avec Ferrari.