Le nouveau dirigeant de la F1 a connu une longue histoire avec la Scuderia Ferrari.

Plus de quatre ans après le rachat des droits commerciaux de la Formule 1 par Liberty Media, Chase Carey cède sa place à la tête de la discipline à Stefano Domenicali. L'ancien pensionnaire de Ferrari est une figure très appréciée dans le paddock mais connaissez-vous son histoire ? FerrariChat.fr retrace le parcours de l'Italien à Maranello !

Les débuts

En 1991, alors fraichement diplômé de l'université de Bologne, où il a étudié l'administration des affaires, Domenicali met un pied dans l'étrier du sport automobile en rejoignant Ferrari. Tout d'abord actif dans le département des finances, l'Italien passe rapidement dans la division sportive du Cheval Cabré et est nommé chef du personnel, en 1995.

À cette période, la Scuderia est encore en pleine reconstruction, entamée par l'arrivée de Jean Todt, en 1993. Le Français continue de réorganiser son équipe en quête d'un nouveau titre mondial et Domenicali est retenu pour être son "bras droit" en occupant le poste de Team Manager.

Stefano Domenicali

Le travail finit par payer et, à l'aube des années 2000, Ferrari est au sommet de la Formule 1. De 2000 à 2004, l'écurie transalpine empoche les dix titres mondiaux mis en jeu. Entre temps, Domenicali est devenu directeur sportif. Suite au départ de Todt à la fin de la saison 2007, il est naturellement choisi pour remplacer le Français.

À la tête de la Scuderia

La promotion de Domenicali correspond à la fin du règne de Ferrari en catégorie reine. Pour sa première année à la tête de la Scuderia, l'Italien mène son équipe au titre mondial chez les Constructeurs. À ce jour, il s'agit de la dernière coupe remportée par Ferrari en Formule 1.

Dès l'année suivante, marquée par un grand chambardement technique ayant redistribué les cartes en F1, les performances chutent et le doute s'installe. Ferrari fait le mauvais choix en construisant une monoplace munie du système de récupération d'énergie cinétique (KERS), un système lourd, encombrant et peu fiable. 

Stefano Domenicali
2008 - Lewis Hamilton et Stefano Domenicali reçoivent les trophées Pilotes et Constructeurs.

2010 est l'année du renouveau. Domenicali dispose d'une bonne équipe, renforcée par l'arrivée de Fernando Alonso, et d'une bonne voiture, la F10. Cependant, la gestion des pilotes s'avère difficile, en témoigne le Grand Prix d'Allemagne où la Scuderia est vivement critiquée pour avoir intimé à Felipe Massa l'ordre de céder sa première place à Alonso. 

Entre les saisons 2010 et 2013, Ferrari mène les classements Pilotes et Constructeurs à 19 reprises sans pour autant gagner le Championnat du monde. L'atmosphère se dégrade au sein de l'écurie et devient irrespirable lors des premiers tours de roue de la F14-T, une monoplace totalement ratée, en 2014. 

Après trois Grands Prix, l'Italien prend la décision de quitter le Cheval Cabré et met fin à plus de 20 ans de collaboration "dans l'espoir de faire changer les choses", selon lui. Marco Mattiacci, Maurizio Arrivabene et Mattia Binotto l'ont relayé, avec des fortunes diverses, mais aucun d'entre eux n'est parvenu à imiter leur prédécesseur en remportant le titre mondial.

L'après-Ferrari

Suite à sa démission, Domenicali rejoint le groupe Volkswagen, via Audi, sans pour autant être impliqué dans le département sportif. Deux ans plus tard, en 2016, l'ancien directeur de la Scuderia prend les rênes de Lamborghini, un poste qu'il occupait jusqu'à la fin de l'année 2020.

Désormais à la tête de la Formule 1, il sera intéressant de suivre le chemin que prendra Domenicali au cours de ces prochaines années. L'arrivée d'un spécialiste et d'un amoureux du sport automobile à la tête de la catégorie reine ne peut être que réjouissante.