La Scuderia pourrait reprendre des couleurs en 2021.

Suite à une saison 2020 hautement décevante, la Scuderia Ferrari est au plus bas en Formule 1. C'est à se demander si l'écurie italienne sera capable de se relever dès cette année. Bien que le châssis SF1000, peu performant, soit réutilisé en 2021, plusieurs facteurs nous prouvent que le Cheval est en passe de se cabrer à nouveau !

On ne peut pas tomber plus bas !

Sur les 40 dernières années, la Scuderia n'a signé un plus mauvais résultat en Formule 1 qu'une seule fois. C'était en 1980, le concept 312T de Mauro Forghieri était à bout de souffle et les moteurs turbocompressés commençaient à s'imposer dans le peloton. Par le passé, Ferrari a toujours prouvé qu'elle était capable de se relever d'une situation difficile même si cela pouvait parfois prendre du temps.

Il n'est donc pas vain de penser que la Scuderia trouvera les ressources nécessaires pour remonter la pente suite à la gifle de 2020. À vrai dire, le travail a déjà commencé !

Moteur revu et corrigé

Depuis l'introduction des moteurs hybrides en catégorie reine, en 2014, Ferrari a connu des hauts et des bas. Après quelques coups d'éclat entre 2017 et 2019, le V6 transalpin a dégringolé dans la hiérarchie l'an passé.

Moins puissant que les unités Mercedes, Honda et Renault en 2020, Ferrari a été dans l'obligation d'agir rapidement. Le Cheval Cabré repart d'une feuille blanche pour la campagne à venir. D'après les dernières déclarations de Mattia Binotto à ce sujet, le V6 délivre des performances encourageantes. Le baptême du feu aura lieu dans quelques semaines, à Bahreïn, et Ferrari saura enfin ce que sa nouvelle unité de puissance a dans le ventre.

Un nouveau duo

Auteur d'un faible score en 2020, 98 points au total, Charles Leclerc a pourtant bouclé une très belle saison compte tenu de son matériel. Au volant de la rétive SF1000, le Monégasque est monté deux fois sur le podium. Désormais privé de l'expérience de Sebastian Vettel, Leclerc devra prendre un nouveau rôle en 2021 et enfiler le costume de leader, toujours très difficile à porter à Maranello.

Charles Leclerc
Carlos Sainz

Et l'arrivée de Carlos Sainz dans le second baquet est la bouffée d'air frais dont avait besoin l'écurie après une saison si difficile. Le pilote espagnol jouit d'une belle réputation suite à son passage brillant chez McLaren, récompensé par deux podiums. Sa pointe de vitesse naturelle et sa capacité à tirer le maximum d'une monoplace seront grandement appréciées, notamment lors de l'épreuve des qualifications.

Une Académie redoutable

Longtemps dans l'ombre du Red Bull Junior Team, qui a révélé des talents comme Sebastian Vettel ou Daniel Ricciardo, la Ferrari Driver Academy est en passe d'être le programme "jeunes pilotes" le plus performant du plateau.

L'an passé, la Scuderia a écrasé le championnat de Formule 2 en plaçant trois membres de son programme aux quatre premières places du classement. Le titre remporté par Mick Schumacher lui permet de décrocher un volant en Formule 1, Callum Ilott occupe désormais le poste de réserviste au sein de la Scuderia et Robert Shwartzman, le moins bien classé des trois, est le grand favori pour la couronne en Formule 2 en 2021.

De plus, Ferrari ne néglige pas le temps de piste de ses pilotes en les plaçant dans une monoplace de Formule 1 dès que l'occasion se présente. Sur les huit membres de la Ferrari Driver Academy, quatre ont d'ores et déjà été au volant d'une F1.

Avec des restrictions de plus en plus élevées, il devient de plus en plus difficile de rouler en dehors des week-ends de Grand Prix. Que quatre pilotes aient déjà une expérience en Formule 1 est donc très important. Si l'écurie ne récoltera pas les fruits de son labeur dès 2021, l'avenir s'annonce tout de même radieux pour Ferrari.