Il est toujours utile de connaître la loi lorsque l'on est verbalisé !

Mark Gold n'est pas seulement un avocat, il est également un passionné de belles automobiles. Alors, lorsque la police de Miami a tenté de saisir sa Ferrari 308 GTS pour un excès de vitesse il y a plusieurs années, Gold a su s'extirper seul de cette situation délicate !

Embauché dans un cabinet d'avocat au début de sa carrière, le nouveau salaire de Gold lui a permis de réaliser l'un de ses rêves : s'offrir une Ferrari. Dans une vente aux enchères, il a remporté une 308 GTS ayant anciennement appartenu à un narcotrafiquant ! Bien qu'il ait cherché dans les moindres recoins du modèle après achat, Gold n'a rien trouvé d'intéressant...

Lui-même l'admet au moment de raconter son histoire sur la chaîne YouTube de VINwiki, conduire la voiture de ses rêves était incroyablement grisant et, à plus d'une reprise, l'avocat a été épinglé pour excès de vitesse. Cela est arrivé si souvent qu'une énième infraction risquait de lui coûter une suspension de permis de 18 mois ainsi qu'une saisie de son véhicule qui aurait certainement connu le sort de cette Ferrari 458 Spider.

"Un jour, je reçois [une contravention] sur l'autoroute, je crois que je roulais à 177 km/h dans une zone limitée à 88 km/h", se souvient Gold. "Le problème, c'est que cette amende allait me faire passer au-dessus de la limite. Je devais gagner au tribunal, cela aurait pu être une suspension de permis de 18 mois et il fallait impérativement que je conduise pour me rendre au travail."

Galerie: Ferrari 308 GTS (1977)

Ayant contesté l'amende afin de conserver son précieux permis, Gold s'est retrouvé au tribunal, non pas comme avocat mais comme accusé. Déterminé à remporter l'affaire, l'Américain a foncé à la bibliothèque afin de mettre la main sur le code administratif, dans l'espoir de trouver une faille à exploiter. Fort heureusement, les recherches intensives de Gold se sont avérées payantes. Celui-ci est arrivé au tribunal en ayant une parfaite connaissance de la loi, contrairement à l'agent de police l'ayant épinglé.

"Les règles à propos de l'entretien et du réglage des radars sont dans le code administratif", poursuit-il. "J'ai dû aller à la bibliothèque de droit pour trouver le code, et je suis allé avec le livre au tribunal. Le policier a fait sa déposition et avant qu'il n'indique la vitesse, j'ai fait objection concernant la manière dont il a utilisé son radar. Avant de l'utiliser, il y a plusieurs marches à suivre. Il lui faut un rapport journalier pour noter les résultats de ses tests au début de son service : un test externe avec un diapason et un test interne. Et le diapason doit être certifié par une entreprise distincte."

D'abord confus, le juge a demandé à examiner le code, qui était encore en vigueur. Bien entendu, le policier n'a jamais entendu parler de tous ces différents procédés, pourtant obligatoires, et n'a donc pas respecté les marches à suivre. En conséquence, l'infraction de Gold a été supprimée et l'avocat a pu conserver son permis et sa Ferrari !