Le pilote Ferrari estime qu'il a encore "beaucoup à apprendre" en Formule 1.

Charles Leclerc s'est qualifié en quatrième position lors des deux premiers Grands Prix de la saison 2021 de Formule 1. Cependant, le Monégasque n'a pas répété cette performance au Portugal, troisième manche, en chutant au huitième rang lors de la séance qualificative sur le circuit de Portimão.

Le pilote Ferrari a même été surclassé par son nouvel équipier, Carlos Sainz, pour la première fois de l'année. Selon Laurent Mekies, le directeur sportif de la Scuderia, Leclerc était "moins à l'aise" à Portimão en raison des conditions de piste difficiles et n'avait pas la "magie" lui permettant habituellement de surperformer dans cet exercice.

"[Leclerc] a cette capacité à extraire de la voiture deux dixièmes qui nous étaient inconnus jusqu'alors", révèle Mekies. "Il le fait régulièrement. C'est presque normal pour lui."

Bien qu'il soit flatté par les commentaires de Mekies, le pilote monégasque estime que sa prestation au Portugal a montré qu'il existe encore une marge de progression lorsqu'il s'agit d'aborder les qualifications.

"J'ai l'impression que [ces qualifications] montrent aussi que j'ai encore beaucoup à apprendre", indique Leclerc sur sa performance au Portugal. "Il est certain que les qualifications sont l'une de mes forces. Mais ce Grand Prix a été assez pauvre pour moi, très incohérent. Donc, il y a encore beaucoup de choses à travailler de mon côté."

Au Portugal, de nombreux pilotes ont rapporté avoir eu des difficultés avec le revêtement de la piste offrant une faible adhérence, un manque de grip renforcé par la sélection pneumatique la plus dure de la part de Pirelli. Leclerc a ainsi expliqué qu'il a difficilement pu augmenter la cadence au cours des trois séances qualificatives, n'ayant gagné que 67 millièmes de seconde entre ses meilleurs tours en Q1 et Q3.

"Ce que j'ai appris de ce Grand Prix, c'est que j'aurais peut-être dû y aller étape par étape, surtout sur un week-end aussi difficile que celui-ci", poursuit Leclerc. "J'ai essayé de pousser la voiture à sa limite tout de suite et cela a rendu mon week-end très, très brouillon."

"Si je regarde vendredi et samedi, ils n'ont pas été de très bons jours pour moi. J'étais très brouillon et, une fois tous les 10 tours, j'arrivais à faire un très bon tour. Je manquais de constance. Peut-être que dans ces conditions, j'aurais dû y aller un peu plus progressivement, c'est ce que j'ai fait [en course]."