Selon Charles Leclerc, la forte dégradation des pneumatiques est un problème récurrent pour la Scuderia Ferrari.

Au Grand Prix de France de Formule 1, tous les pilotes ont particulièrement souffert pendant la course en raison d'une dégradation rapide et importante de leurs pneumatiques. Toutefois, il semble que ce problème était exacerbé pour la Scuderia Ferrari puisque Charles Leclerc et Carlos Sainz ont dégringolé au classement et ont fini hors de la zone des points.

À Maranello, ce fut d'abord l'incompréhension puis la quête de réponses. Mais le temps n'a pas joué en la faveur des hommes en rouge : seule une semaine sépare le Grand Prix de France du Grand Prix de Styrie, huitième manche de la saison. Ainsi, la Scuderia n'a eu que trois petits jours pour analyser son week-end au Paul Ricard. C'est désormais chose faite et les premiers retours évoquent un problème bien plus important qui touche Ferrari depuis plusieurs saisons.

"C'est un problème que nous avions déjà dans le passé", révèle Charles Leclerc à Motorsport.com. "Nous n'en étions pas totalement conscients mais c'est un problème sur lequel nous travaillons depuis un certain temps. Évidemment, il a été exacerbé [au GP de France] et nous devons comprendre pourquoi. Mais nous voyons cela comme une opportunité. Je suis sûr que nous serons en mesure de comprendre très bientôt pourquoi cela s'est davantage produit en France que sur d'autres circuits, et cela pourrait nous aider à trouver une solution."

Cela fait donc plusieurs saisons que le Cheval Cabré connait, de manière épisodique, des difficultés avec ses gommes. Et la nouvelle recrue de Maranello, Carlos Sainz, a été avertie sur le sujet dès son arrivée.

"Quand je suis arrivé en décembre, [Ferrari] m'a parlé de ce problème, et je ne pensais pas qu'il allait se reproduire avec les nouveaux pneus", se souvient-il. "Mais il est clair qu'il y a quelque chose qui se passe avec les pneus que nous ne comprenons pas, et je l'ai senti immédiatement. Nous y pensons à chaque course. Vous avez pu le voir clairement à Portimão, et ensuite en France. C'est un problème, et nous allons essayer de voir ce que nous pouvons faire."

Sortir la tête de l'eau dès l'Autriche

Pour Ferrari, deux tests grandeur nature vont avoir lieu en Autriche, puisque le Red Bull Ring accueille les deux prochaines courses du calendrier : le Grand Prix de Styrie ce week-end et le Grand Prix d'Autriche dans une semaine. Pouvoir rouler deux fois sur un même circuit, et ainsi varier les réglages, représente une "grande opportunité" pour Ferrari, même si les plans du Cheval Cabré pourraient être contrariés par la météo. Selon les dernières prévisions, des averses devraient frapper la piste pendant les essais libres et les qualifications.

"Après une course si difficile, c'est une grande opportunité pour nous d'avoir deux week-ends sur le même circuit", estime Leclerc. "Il n'y aura pas les mêmes composés [pneumatiques] mais je pense que nous apprendrons beaucoup. J'espère que nous n'aurons pas trop de pluie afin que nous puissions faire du bon travail sur la voiture pour le reste de la saison."

Propos recueillis par Adam Cooper