Pris au piège par les drapeaux bleus au GP de Styrie, Carlos Sainz n'a pas pu rattraper Lando Norris, cinquième, en fin de course.

Qualifié cinq places derrière son coéquipier, Carlos Sainz a rallié l'arrivée du Grand Prix de Styrie de Formule 1 devant Charles Leclerc. Une excellente performance de la part du pilote espagnol qui a certes bénéficié du contact entre Leclerc et Gasly au départ mais également d'une meilleure stratégie en s'élançant avec les pneus mediums.

Chaussé de gommes plus dures que ses adversaires qualifiés dans le top 10, le pilote Ferrari a pu étirer son premier relais jusqu'au 41e tour et ainsi disposer de pneus en meilleure santé pour les derniers kilomètres de course. La fête aurait pu être encore plus belle pour Sainz en s'offrant la cinquième place détenue par Lando Norris. Toutefois, un certain septuple Champion du monde est venu lui mettre des bâtons dans les roues...

"C'était une très bonne journée", a commenté le pilote au micro de Sky Sports. "Nous avons réussi à faire un très bon premier relais sur les mediums, en dépassant pratiquement tout le milieu de la grille. Puis, il y a eu un scénario très bizarre. Je savais que je pouvais rattraper [Lando Norris] avec le champ libre, mais je me suis retrouvé derrière Lewis [Hamilton]. J'ai douté pendant cinq à dix tours puis j'ai réalisé que Lewis avait du mal avec les pneus, j'étais beaucoup plus rapide. Mais c'était déjà trop tard pour rattraper Lando."

En sortant des stands, Sainz a reçu les drapeaux bleus pour céder le passage à Lewis Hamilton, deuxième de la course. Mais le rythme du Britannique a brusquement chuté en raison du cloquage de ses gommes. Tiraillé entre les possibilités de rester dans le sillage de Hamilton et de tenter un dépassement, Sainz a perdu du temps et a également dégradé ses gommes. De quoi frustrer le pilote Ferrari.

"Le plus dur était déjà fait", a-t-il pesté. "J'avais un nouveau jeu de pneus durs pour rattraper Lando, et soudain, j'ai passé 15 tours derrière Lewis, à user mes pneus avant pour essayer d'entrer dans la zone du DRS et pour voir s'il allait me laisser passer. Au final, il l'a fait, il s'est comporté en gentleman, comme Mercedes le fait souvent. Mais c'était un peu trop tard."

En quête de réponses après le désastreux Grand Prix de France, la Scuderia Ferrari en a obtenu certaines au terme de la première épreuve disputée en Autriche. "Pour le moment, plus les pneus sont durs, mieux c'est", a révélé Sainz. "Au moins, aujourd'hui, nous n'avons pas eu de problèmes avec les pneus et nous avons réussi à faire la course que nous voulions faire. Nous devons encore comprendre pourquoi nous avons été plus forts en course qu'en qualifications. Ce n'est pas le cas normalement."