Mattia Binotto a révélé que les coupures moteur de Charles Leclerc ont été provoquées par une gestion du carburant défectueuse.

Il s'en est fallu de peu pour que Ferrari remporte sa première course de Formule 1 depuis 2019. Et même si Charles Leclerc est resté premier pendant 49 tours au Grand Prix de Grande-Bretagne, il n'a pas mené les plus importants : les trois derniers.

Déjà auteur d'une superbe performance en Qualifications Sprint en conservant la quatrième place, le pilote Ferrari a surpris davantage le jour de la course en s'emparant de la tête après l'accrochage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen. Mais le Monégasque n'a pas pu résister au retour du pilote Mercedes en fin de parcours et a rétrogradé à la deuxième place.

La course de Leclerc aurait pu prendre un virage pour le pire dans les premiers tours de course, lorsque le pilote a indiqué à son stand qu'il était victime de coupures moteur persistantes. Mattia Binotto, directeur de la Scuderia Ferrari, a révélé l'origine du problème.

"Il faut que nous regardons cela avec attention, c'était lié à la gestion du carburant", a-t-il indiqué sur Sky Sports. "Nous sommes parvenus à résoudre ce problème en ajustant des réglages sur le volant. Puis [Leclerc] a eu d'autres coupures en fin de course, nous avons pu gérer sans que cela ne vienne impacter son rythme."

En dépit des problèmes rencontrés par Leclerc dans le premier relais, Hamilton a éprouvé des difficultés à recoller au pilote Ferrari. Selon Binotto, Hamilton n'était en réalité pas à fond afin de préserver ses gommes mediums qui avaient cloqué. "Je pense que derrière, Lewis gérait ses pneus dans les virages rapides", a-t-il affirmé. "Il aurait pu être beaucoup plus rapide mais il s'inquiétait du cloquage. Et il savait qu'il pouvait nous rattraper en fin de course. Il attendait simplement le bon moment."

La deuxième place de Leclerc est complétée par la septième de Carlos Sainz, ce qui permet à la Scuderia d'inscrire 26 points, son meilleur score sur un Grand Prix depuis le début de la saison 2021. Binotto s'est réjoui de cette spirale positive ayant débuté au GP de Styrie.

"Nous pouvons être heureux non seulement du résultat mais aussi du rythme de la voiture. En arrivant ici [à Silverstone], nous étions en difficulté avec nos pneus après ce qui s'est passé au GP de France. Et nous redoutions un problème similaire à Silverstone, qui est un circuit rapide, demandant beaucoup d'énergie de la part des pneus."

"Je crois que c'est la troisième course consécutive où notre rythme est bon", a-t-il ajouté. "Je suis heureux de ces progrès, et je suis content pour l'équipe parce qu'elle a pu identifier les problèmes du début de saison et les corriger."