Le chaos du départ du Grand Prix de Hongrie de Formule 1 a profité à certains pilotes, dont Kimi Räikkönen. Le Finlandais de l'écurie Alfa Romeo est passé de la treizième place sur la grille à la huitième en l'espace de quelques minutes. La marque au Biscione espérait profiter de cette course folle pour marquer des gros points mais la suite de la course ne fut pas aussi heureuse.

Éjecté du top 10 après un arrêt précoce et pénalisé pour avoir coupé la route de Nikita Mazepin dans les stands, Räikkönen a passé la majeure partie de sa course à suivre Max Verstappen, onzième, coincé derrière Daniel Ricciardo, dixième. Si le pilote Alfa Romeo n'a pas réussi à passer la Red Bull, il est au moins parvenu à se hisser devant la McLaren.

Avec cette onzième place au drapeau à damier, l'écurie italienne aurait dû, une nouvelle fois, terminer à la porte des points. Mais Sebastian Vettel, deuxième, a été disqualifié dans la soirée pour échantillon d'essence insuffisant, permettant à son ancien équipier chez Ferrari d'inscrire son premier point depuis le Grand Prix d'Azerbaïdjan 2021.

"Le scénario du début de course n'était pas surprenant avec ces conditions, le premier tour était agité et beaucoup de choses se sont passées", commente Räikkönen. "Nous étions dans une bonne position jusqu'à la pénalité, qui a compromis notre course. Nous étions dans les points avant la pénalité, et remonter depuis le fond du classement était trop difficile."

Les pilotes Williams se sont montrés particulièrement agiles dans le premier tour et ont tous les deux décroché des points, reléguant Alfa Romeo à la neuvième place du championnat du monde. Cette avant-dernière position et ces trois point inscrits représentent à ce jour le pire résultat de l'équipe depuis la saison 2017, où elle avait fini lanterne rouge mais avait marqué plus de points (cinq).

Sept points séparent désormais Alfa Romeo et Williams au classement général. Un écart important si l'on considère les difficultés éprouvées par ces deux équipes pour intégrer le top 10, cependant Xevi Pujolar, responsable de l'ingénierie piste, est certain que son équipe parviendra à reprendre le dessus avant la fin de la saison.

"Ce ne sera pas facile, mais je pense que c'est possible", lance-t-il. "Nous allons essayer. Je pense que la différence de points n'est pas énorme, et il y a encore beaucoup de courses à disputer. Donc je pense que nous pouvons le faire. Dans des conditions normales, nous n'y parviendrons sur une seule course mais sur plusieurs. Donc ça reste possible. Mais même dans des conditions normales, nous pouvons être assez performants sur la plupart des circuits si nos deux pilotes sont au rendez-vous."