Imaginé par John Hugenholtz, qui est également le père de Suzuka, à la fin des années 1940, le circuit old school de Zandvoort reçoit ce week-end la Formule 1. Les virages se prennent à des vitesses élevées, la piste est étroite et la marge d'erreur est inexistante : une roue au mauvais endroit et c'est la sortie de piste assurée, les bacs à gravier se chargeant d'accueillir les pilotes malheureux.

De plus, Zandvoort peut désormais compter sur deux bankings, un type de virage qui n'avait été plus vu en Formule 1 depuis des années. Le plus grand banking, nommé Arie Luyendykbocht, est incliné à 19° et devrait voir des vitesses de passage supérieures à 250 km/h.

Il faudra donc un gros cœur pour apprivoiser le circuit néerlandais, et les pilotes Ferrari le savent plus que bien. Dans les jeunes années de Carlos Sainz, Zandvoort faisait partie de ses rendez-vous préférés du calendrier en raison de son intensité.

"Cela remonte à 2010, la première fois que j'ai couru ici en Formule BMW", explique l'Espagnol. "Ensuite, je suis venu quelques fois pour les Masters de F3 et j'ai vraiment apprécié. En F3, cette piste était incroyable, je me souviens que c'était l'une de mes préférées avec la vitesse d'une Formule 3, donc je peux à peine imaginer comment une Formule 1 va se comporter ici. Ça va être intense, unique, surtout avec les changements qui ont été faits. J'ai hâte d'être en piste."

Charles Leclerc, qui "adore" Zandvoort, partage l'avis de son coéquipier : "J'ai piloté ici en 2015 en Formule 3 et j'ai vraiment aimé cette piste", dit-il. "Je pense qu'avec des F1, ça va être génial. Surtout en qualifications, lorsque l'on attaque, on ne peut pas se permettre de faire des erreurs. Et j'aime ça."

Les pilotes Ferrari aiment Zandvoort, cela ne fait aucun doute. Mais est-ce aussi le cas de la Ferrari SF21 ? Si l'on omet les nombreuses heures de simulateur, la monoplace rouge effectuera ses premiers vrais tours vendredi, en essais libres. Et selon Leclerc, ce ne sera qu'à ce moment du week-end que l'écurie aura la réponse à cette question.

"Nous avançons un peu dans le flou", poursuit-il. "C'est un nouveau circuit pour tout le monde, surtout pour les équipes. Je connais la piste mais nous devrons attendre les EL1 pour voir exactement à quel point nous serons compétitifs. Sur le papier, ça ne semble pas mauvais. Je pense que ça devrait être un peu mieux qu'à Spa."