Deux secondes et quatrième dixièmes, voilà ce qui a manqué pour que Charles Leclerc décroche le podium au Grand Prix d'Italie de Formule 1. Le Monégasque a sauté sur toutes les opportunités qui se sont présentées devant lui pour passer de la huitième place sur la grille de départ à la quatrième au drapeau à damier. Et même s'il a tout donné au volant de sa Ferrari SF21, cela ne fut pas suffisant pour offrir aux tifosi un superbe cadeau.

Propulsé en deuxième position après l'accrochage entre Max Verstappen et Lewis Hamilton, Leclerc a payé au prix fort la faible vitesse de pointe de sa machine. Il n'a fallu que deux tours pour que le pilote Ferrari soit éjecté du top 3 et même s'il a gardé jusqu'au bout le contact sur les hommes de tête, il était dans l'impossibilité de tenter une manœuvre de dépassement. Leclerc était donc très frustré après la course, qu'il classe pourtant parmi les plus belles de sa carrière.

"D'un côté, je suis content parce que je classe [ma course] dans le top 5 de mes performances en Formule 1", a-t-il lancé au micro de Canal+. "C'était une super course, tous les tours étaient à la limite. Dès qu'il y avait une opportunité, j'essayais de la prendre – notamment avec Bottas lorsqu'il m'a doublé, j'ai essayé de le redoubler tout de suite après – donc c'était chaud."

"On est très vulnérables dans les lignes droites donc notre course est devenue un petit peu compliquée après le deuxième Safety Car. Mais bon, c'est comme ça. Aujourd'hui, je suis plutôt content de la performance. Mais quand on voit les deux McLaren P1 et P2, et qu'on est aussi proche du podium, c'est frustrant." 

Classé sixième, Sainz a une nouvelle fois connu des problèmes avec la gestion de son train arrière. En raison de la dégradation avancée de ses pneus, l'Espagnol a laissé filer son coéquipier et n'a pas pu se battre pour le podium. Son rythme a par la suite chuté, ce qui a permis à Sergio Pérez de rester devant le pilote Ferrari après l'application de sa pénalité.

"Je pense que nous avons plus au moins sauvé le week-end, mais ce fut très difficile", a reconnu Sainz sur DAZN. "Je n'étais pas du tout à l'aise, je glissais, j'endommageais beaucoup les pneus arrière. À chaque fois que j'étais en bagarre, la vitesse de pointe ne me permettait pas de me défendre. Nous étions proches du podium, nous pouvions le voir, mais je ne me suis jamais senti capable d'aller le chercher, d'avoir la vitesse et la confiance nécessaire pour attaquer. Je suis un peu en colère mais c'est comme ça."

"Si vous nous aviez dit avant Monza que nous allions finir P4 et P6, peut-être que nous aurions signé. Mais une fois dans la course, avec toutes les difficultés que nous avons eues et le podium en vue devant les tifosi, ça nous rend en colère de pas avoir la capacité d'au moins essayer de se battre. Après le crash [en EL3], j'ai perdu un peu en confiance et je n'ai pas pu la gagner à nouveau."