Les voitures d'Enzo Ferrari sont connues dans le monde entier et, dans l'imaginaire collectif, elles sont toutes rouges, incroyablement rapides et étincelantes. Nous n'entendons pas souvent parler des pires choses arrivées à des Ferrari. Pour corriger le tir, nous vous proposons d'écouter l'histoire déchirante, mais avec une fin heureuse, d'Eric DeJesus.

Invité à témoigner sur la chaîne YouTube VINwiki, DeJesus a évoqué sa rencontre avec deux Ferrari F40 très spéciales. Alors qu'il travaillait chez un concessionnaire Ferrari en Floride, il n'avait d'yeux que pour une F40 neuve... Du moins, c'est qu'il pensait !

"[La F40] était sur un circuit avec quelques clients potentiels pour faire un peu 'd'exercice'", a-t-il commenté. "Une conduite d'huile a cassé et le moteur a pris feu. Le moteur et toute la mécanique à l'arrière ont été carbonisés."

Plutôt que d'envoyer la F40 à la casse, le vendeur a fait appel à un atelier de restauration réputé pour une tentative de sauvetage. Après trois ans de dur labeur, le véhicule était comme neuf ! Détail amusant, l'incendie s'est produit alors que la F40 n'était pas encore immatriculée, par conséquent rien de tout cela n'a été mentionné dans la documentation !

Mais DeJesus avait aussi la chance de pouvoir contempler une deuxième F40, préparée pour la compétition. "D'un côté de la concession, il y avait la belle F40 et de l'autre, la [F40] LM", a-t-il poursuivi. "C'était très intéressant de les observer côte à côte car on pouvait voir les différents packs aéro. Encore aujourd'hui, je me souviens des immenses pneus slicks. [...] J'étais époustouflé mais je n'ai jamais entendu le son du moteur."

Ferrari F40

Produite à une dizaine d'exemplaires seulement, la F40 LM reprend les caractéristiques de sa sœur mais avec une dose de folie : trois tuyaux d'échappement droits et de plus gros turbos donnent au V8 un son terrifiant et augmente sa puissance. DeJesus a finalement eu la chance d'une vie en assistant au démarrage de la bête. Et, selon lui, c'était une véritable expérience : "Ça ne s'entend pas, ça se ressent", a-t-il insisté.

"Je suis dans le showroom et ce qui ne peut ressembler qu'à un train se met à exister. Le bruit le plus sourd et terrifiant mais aussi le plus beau de ma vie. [...] Ça m'a retourné. Je me suis dit : 'Qu'est-ce qui se passe ?' Je cours pour aller voir et c'était la LM. Encore aujourd'hui, je crois que c'est le plus beau moteur que j'aie pu entendre."