Le problème est passé inaperçu compte tenu de la folle remontée de Carlos Sainz mais au Grand Prix de Turquie, l'Espagnol a été victime d'un pépin technique. Alors qu'il évoluait en huitième position, coincé derrière l'Aston Martin de Lance Stroll, le pilote Ferrari a été rappelé au stand à la fin du 36e tour pour chausser des pneus intermédiaires neufs. L'arrêt s'est cependant mal passé.

En Formule 1, il n'est pas rare de voir des arrêts au stand être effectués en moins de 2,5 secondes. Mais en Turquie, l'arrêt de Sainz a excédé 8 secondes, la faute à une défaillance du signal lumineux (un feu rouge et vert) permettant d'indiquer au pilote et aux mécaniciens autour de la monoplace le début et la fin de l'arrêt, comme l'a révélé Mattia Binotto.

"L'arrêt en lui-même était terminé dans ce que l'on peut considérer comme un timing normal", a expliqué la directeur de la Scuderia Ferrari. "Mais le signal envoyé aux lumières, qui doit être manuel, n'a jamais été reçu par le système. Donc il y a eu un problème entre le signal manuel et le système. Il faut que nous nous penchions là-dessus. C'est vraiment dommage parce que l'arrêt était terminé."

Le souci technique a donc coûté plus de cinq secondes à Sainz, et le pilote Ferrari a terminé la course huitième, à 4,3 secondes de Lando Norris. La septième place était donc possible, surtout en prenant en compte le temps perdu par Sainz derrière Esteban Ocon, le pilote Alpine ayant profité de l'arrêt raté de l'Espagnol pour le dépasser. Bien qu'il soit conscient de l'importance de ce temps, Sainz n'a pas souhaité nourrir un quelconque regret. 

"Ce n'est pas une [course] riche en regrets", a-t-il indiqué, avant d'ajouter plus tard : "Avec un arrêt lent, vous vous demandez toujours ce qui aurait pu se passer, surtout avec le temps perdu derrière Ocon pendant six ou sept tours. Mais pour être honnête, nous allons vite oublier cela parce que c'est une journée à célébrer et non à ruminer."