Après une saison de Formule 1 décevante en 2020, la Scuderia Ferrari a renversé la vapeur en 2021. Malgré la stabilité réglementaire entre les deux saisons, l'écurie italienne a inscrit 156,5 points de plus que l'an passé (une augmentation de 119%), signé deux pole positions et glané quatre podiums. 

Surtout, le Cheval Cabré connait une excellente fin de saison. Hors Red Bull et Mercedes, Ferrari a marqué plus de points que n'importe quelle autre équipe lors des cinq derniers Grands Prix. De bonne augure pour l'an prochain, alors que le Règlement Technique sera profondément modifié. Et même si les cartes seront redistribuées en 2022 avec la mise en place de nouvelles règles, Ferrari accorde une attention toute particulière à sa fin de saison actuelle.

"Je pense que la situation est assez importante, surtout en matière de gestion de course", a expliqué Mattia Binotto, directeur d'équipe. "Notre nouveau pilote Carlos [Sainz] a dû s'habituer à notre voiture et à notre façon de travailler. Avec la stratégie, nous avons travaillé sur la gestion des pneus, sur tous les modèles que nous avons développés et sur la manière dont nous procédons avec les pilotes."

"Sur la gestion de course dans l'ensemble, nous nous sommes améliorés tout au long de la saison, course après course, et ce sera très utile pour l'an prochain. Il ne s'agit pas seulement de la gestion mais de toutes les interactions de l'équipe, qui sont importantes. Je pense que nous travaillons assez bien en vue de 2022 mais la voiture sera différente, les objectifs aussi."

Au classement général, Ferrari compte désormais une avance de 31,5 points sur McLaren. Avec trois Grands Prix encore à disputer, l'écurie italienne occupe un fauteuil très confortable en troisième position, pourtant Mattia Binotto ne relâche pas encore la pression. Si son équipe a très bien travaillé au Brésil, des éléments extérieurs peuvent encore chambouler l'ordre.

"Nous avons 31,5 points d'avance sur McLaren, c'est le plus grand écart qu'il y ait eu entre les deux équipes cette année", a-t-il ajouté. "Certes, c'est un écart important mais il reste encore trois courses. L'équipe a géré la course de manière cohérente [au GP de São Paulo] : les stratégies, les arrêts aux stands... Je touche du bois parce que, jusqu'à présent, la fiabilité a été un élément clé dans cette bataille."